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SUJET : Intestin irritable, colite ulcéreuse, constipation, maladie de Crohn...: réponses aux questions

Intestin irritable, colite ulcéreuse, constipation, maladie de Crohn...: réponses aux questions il y a 2 ans 7 mois #11050

  • Ahlam Khayati
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Intestin irritable, colite ulcéreuse, constipation, maladie de Crohn...: réponses aux questions

Le syndrome de l’intestin irritable


1- Je souffre du syndrome de l'intestin irritable. Quels aliments dois-je éviter?

Réponse

Le syndrome de l’intestin irritable ou syndrome du côlon irritable - ou (en France) la colopathie fonctionnelle - est une affection fréquente.

Il s’agit d’une modification de la vitesse de passage des aliments dans l’intestin. Elle est d’origine inconnue et ses symptômes sont variables d’une personne à une autre, mais elle est très intriquée avec le psychisme et l’humeur, et sensible au stress. Ce n’est pas à proprement parler une maladie de l’intestin, mais une hypersensibilité de ses contractions. Ce qu’il faut savoir, pour le comprendre, c’est que sous l’effet du stress, les contractions de l’intestin peuvent être soit ralenties (c’est le plus fréquent), ce qui cause plutôt la fermentation des aliments (et la production de gaz) et la constipation; soit accélérées, ce qui cause la diarrhée. De sorte que ce ne sont pas les aliments eux-mêmes qui sont responsables des douleurs et des modifications de la vitesse du transit. Mais certains aliments qui fermentent beaucoup (les légumineuses, par exemple) sont à déconseiller si la personne est plutôt constipée, car ils dégagent du gaz et augmentent la pression à l’intérieur de l’intestin - et donc, les douleurs et les ballonnements. Les aliments qui ont tendance à accélérer le transit (légumes crus, mets épicés, aliments contenant des graisses cuites) sont plutôt à éviter quand on a tendance à avoir la diarrhée.

Consultez la fiche sur PasseportSanté.net pour une description détaillée du syndrome de l’intestin irritable.

2- On me dit que mon intestin est sensible au stress. Mais comment le psychisme peut-il influer sur le fonctionnement de mon intestin?

Réponse

Il y a deux systèmes nerveux. Le système nerveux conscient nous permet de contrôler les mouvements de notre corps et d’effectuer des gestes volontaires. Le système nerveux végétatif permet à nos organes de fonctionner seuls et de s’adapter à l’environnement. Il est sensible aux émotions, pour des raisons de survie : quand on a peur, le coeur et la respiration s’accélèrent pour apporter plus d’oxygène aux muscles et au cerveau. À l’inverse, quand on prend un repas, la circulation se répartit plutôt – de manière automatique – autour de l’intestin, pour favoriser la digestion. Il existe de nombreux phénomènes neurovégétatifs inconscients provoqués par les émotions : l’érection ou l’augmentation des sécrétions vaginales lors du désir sexuel; le malaise vagal (qui fait tomber dans les pommes) en cas de choc violent; les crispations musculaires du ventre ou des muscles du dos en cas d’anxiété; etc.

Le tube digestif (en particulier ses muscles et donc ses contractions) est particulièrement sensible aux émotions. La peur peut entraîner une diarrhée ou tout simplement des contractions musculaires de l’intestin; l’anxiété augmente les sécrétions d’acide et les contractions de l’estomac et peut engendrer des brûlures oesophagiennes par reflux; etc.

Mais les effets du stress sur le tube digestif varient d’une personne à l'autre. Certaines personnes, quand elles sont très concentrées, ralentissent leur tube digestif. Chez d’autres, c’est l’inverse.

Le problème du « côlon irritable », c’est que ça n’est peut être pas du tout une irritation due à l’alimentation, mais une irrégularité du transit (alternance de douleurs, de spasmes, de diarrhée et de constipation) liée à une sensibilité trop grande de l’intestin aux émotions et au stress. Dans ce cas, modifier l’alimentation n’aura pas d’effet à long terme. Bien sûr, éviter les mets très épicés ou les graisses cuites, féculents et légumes qui produisent des gaz évitera une distension de l’intestin. Mais ces mesures ne modifient pas les causes, seulement les facteurs déclenchants : un intestin distendu fait mal, la douleur inquiète, l’anxiété augmente les contractions intestinales, ce qui augmente la douleur, etc.

D’ailleurs, beaucoup de personnes ayant un « côlon irritable » vont mieux en prenant des tranquillisants à très petites doses et il y a 30 ou 40 ans, le traitement le plus fréquent de ces symptômes était des barbituriques. Mais ces médicaments sont très addictifs et ne doivent pas être prescrits au long cours (ils sont d’ailleurs très restreints aujourd’hui). La meilleure attitude semble donc plutôt de se tourner vers les techniques de relaxation qui agissent sur le stress et diminuent ses effets sur l’organisme, sans avoir à se priver de manger presque tout, de peur de provoquer une crise douloureuse.

3- Est-ce que le fait de se priver d'aliments qui irritent l'intestin, comme certaines céréales ou des légumes, genre brocoli, épinards, etc. peut amener des carences en minéraux ou vitamines?

Réponse

Il faudrait que cette restriction soit très étendue et porte sur tous les légumes verts, par exemple, pour qu’elle entraîne une carence. La plupart des sels minéraux et vitamines indispensables sont présents dans tous les végétaux et légumes, donc à moins de ne manger que de la viande, le risque d’avoir une carence est inexistant.

4- J’ai un syndrome de l'intestin irritable et exactement 1 semaine avant mes règles, je commence à avoir des ballonnements et une douleur sur le côté (plus souvent le côté droit)... Personne ne peut me dire pourquoi exactement à cette période de mon cycle.

Réponse

Il peut y avoir deux types d’explication. La première, c’est que la progestérone, secrétée pendant la deuxième partie du cycle (jusqu’à quelques jours avant les règles) diminue les contractions des muscles de l’utérus, mais aussi celles des muscles lisses qui tapissent l’intestin. Quand le taux de progestérone chute, les muscles de l’intestin redeviennent hypersensibles au stress… et comme la période prémenstruelle est une période de stress (d’où le fameux syndrome associant irritabilité, douleurs, sentiment de dépression, etc.), l’intestin se met à se contracter vivement.

La deuxième explication est que les contractions utérines, par contiguïté, réveillent des spasmes de l’intestin – lequel se trouve juste à l’arrière et au-dessus de l’utérus. Bref, dans l’un ou l’autre cas, ce sont les variations hormonales du cycle qui, indirectement, sont responsables de l’hyperactivité intestinale.

La colite ulcéreuse

5- Quelle est la différence entre une colite ulcéreuse et une proctite ulcéreuse?

La colite ulcéreuse est une maladie inflammatoire du côlon et du rectum (la dernière portion de l’intestin, juste avant l’anus). Ce serait (car il reste encore beaucoup d’incertitudes) une maladie auto-immune : le système immunitaire fabriquerait des anticorps dirigés contre la flore bactérienne de l’intestin et provoquerait une inflammation des cellules intestinales et des ulcérations – lesquelles sont très douloureuses, comme le sont les ulcérations ou aphtes que l’on peut avoir dans la bouche, par exemple, après avoir mangé certains aliments ou lorsque des particules alimentaires sont restées coincées entre deux dents et ont irrité la gencive.

Une proctite, c’est une inflammation de l’anus et de la zone du rectum qui lui est directement adjacente. Par conséquent : une proctite ulcéreuse, c’est une colite ulcéreuse restreinte à l’extrémité du tube digestif (anus, rectum et partie inférieure du côlon sigmoïde, la dernière partie du côlon, qui se trouve sur le côté gauche de l’abdomen).

Consultez la fiche sur PasseportSanté.net, pour une description détaillée de la
colite ulcéreuse.

6- On dit que les colites ulcéreuses augmentent le risque de souffrir d'un cancer de l'intestin. Quelles sont les précautions à prendre pour minimiser ce facteur de risque?

Réponse

Les maladies inflammatoires de l’intestin augmentent effectivement le risque de cancer du côlon. Mais d’autres facteurs, alimentaires en particulier, l’augmentent aussi : tabac, consommation d’alcool, régime pauvre en fruits et en légumes et riche en viande et en charcuterie. On ne peut pas agir sur les facteurs héréditaires, mais on peut agir sur son alimentation. Et, si l’on appartient à un groupe à risque (maladie inflammatoire de l’intestin, antécédents familiaux), on peut dépister les cancers coliques débutants en passant régulièrement une colonoscopie à partir de 50 ans.

7- Une colite ulcéreuse m'a été diagnostiquée à l’âge de 24 ans. J'ai été en crise pendant 1 an et à la suite des traitements, les symptômes ont disparu. Sporadiquement, lorsque je suis très fatiguée ou que je vis des périodes de vie très stressantes, certains symptômes réapparaissent, mais légers et de courte durée. Depuis mon diagnostic, je n'ai jamais repassé de coloscopie. Maintenant à 39 ans, dois-je repasser le test?

Réponse

Au bout de 15 ans, il me semble légitime de refaire une colonoscopie pour s’assurer que l’intestin n’est pas inflammatoire et pour repérer d’éventuels polypes probablement bénins qu’il sera utile de retirer pour éviter qu’ils ne deviennent cancéreux.

La maladie de Crohn

8- J'ai la maladie de Crohn. J'ai 50 ans. Peut-on manger n'importe quoi avec cette maladie? Je sais que le lait n'est pas digeste, mais y a-t-il des fruits ou des légumes qu'on devrait s'abstenir de manger?

Réponse

La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire de l’intestin dont l’origine est encore mal connue. C’est une maladie auto-immune, comme la colite ulcéreuse, dont les poussées sont imprévisibles. Il ne semble pas que les aliments ou le stress soient pour quelque chose dans les poussées, mais comme l’intestin peut être sensible plusieurs semaines ou mois pendant une poussée, bien entendu, le régime alimentaire peut réveiller ou non la douleur. Entre les crises, il n’y a pas, semble-t-il, de précaution alimentaire à prendre (sinon suivre le traitement préventif, il y en a plusieurs).

Consultez la fiche sur PasseportSanté.net, pour une description détaillée de la maladie de Crohn.

9- Aprés un accouchement, une maladie de Crohn restée « tranquille » plusieurs années peut-elle resurgir?

Réponse

Oui, c’est possible, car la maladie de Crohn est une maladie auto-immune. La grossesse est elle-même un phénomène de « tolérance immunitaire » (du corps de la mère à l’égard du foetus). C’est aussi un grand bouleversement sur le plan hormonal en particulier. Elle peut donc réveiller un Crohn, soit pendant la grossesse, soit après.

La constipation

10- Je souffre de constipation. Tous les matins, j'essaie de manger des fibres avec des céréales et, aux repas, des légumes verts comme des haricots verts et du brocoli, même si je n'aime pas beaucoup ces légumes. Dernièrement, j'ai acheté du Métamucil, mais il faut tellement boire d'eau que ça me décourage.

Réponse

Le problème est peut-être là : pour lutter contre la constipation, il faut non seulement manger des légumes verts, mais aussi boire beaucoup, car lorsqu’on ne le fait pas, l’intestin absorbe l’eau des déchets alimentaires, qui deviennent alors secs, durs, et difficiles à éliminer. Il faut aussi essayer de respecter ce que votre intestin vous indique. Chaque fois que vous prenez un repas, l’intestin se met en marche et fait progresser les déchets alimentaires vers la sortie. La constipation est souvent accentuée ou entretenue par le fait d’ignorer l’envie d’aller à la selle. Beaucoup de personnes constipées peuvent retrouver un transit régulier en prenant l’habitude d’aller aux toilettes à heures régulières (soit le matin après le petit-déjeuner, si elles en ont le temps, soit après un des deux grands repas). Les premières fois sont décourageantes : il ne se passe rien. Puis, au fil du temps, on finit par retrouver la sensation de rectum plein et par se réhabituer à émettre des selles régulièrement. Ça peut être assez long (plusieurs semaines avant de retrouver un rythme), mais c’est très souvent efficace.

Une autre chose qu’il faut savoir c’est que le rythme des selles est variable d’une personne à une autre. Il n’est pas en soi anormal d’avoir des selles 2 fois par semaine seulement ou 2 fois par jour lorsque ça ne s’accompagne d’aucune gêne. Il n’y a pas de « rythme normal ». Ce qui compte c’est que ce soit aussi peu gênant que possible. Bien sûr, l’intestin étant très sensible au stress, il ne faut pas non plus s’inquiéter en cas de changement temporaire de rythme.

11- Les laxatifs sont-ils dangereux?

Réponse

Tout dépend desquels on emploie. Il y a plusieurs catégories, qui ont toutes leurs inconvénients. Les plus couramment utilisés sont les laxatifs osmotiques, qui retiennent l’eau dans l’intestin et ramollissent les selles, mais peuvent provoquer une diarrhée et des ballonnements assez gênants. Les plus dangereux sont certainement les laxatifs stimulants (huile de ricin, en particulier), qui entraînent contractions intestinales et diarrhée et peuvent entraîner une déshydratation et une baisse du potassium sanguin, ce qui peut causer des troubles du rythme cardiaque.

Les mesures les plus simples et les plus durables pour lutter contre la constipation sont d’absorber des légumes cuits, des fruits riches en pectine (pommes, poires) des pruneaux et des céréales complètes. Et de ne jamais retarder le moment d’aller à la selle quand l’envie en est présente.

Consultez la fiche sur PasseportSanté.net, pour une description détaillée de la constipation et des laxatifs.

Les polypes

12- Pourquoi a-t-on des polypes dans l’intestin? Comment les prévenir?

Réponse

Les polypes sont des excroissances de muqueuse (revêtement de la paroi intérieure de l’intestin) qui se forment pour des raisons souvent inconnues. Quand ils sont très nombreux, il s’agit souvent d’une disposition familiale. Il semble que la consommation de légumes, de fruits et de céréales complètes ait un effet préventif sur l’apparition de polypes. Les polypes ne sont pas dangereux en eux-mêmes, mais certains pouvant se cancériser, on recommande de les faire enlever par colonoscopie. La colonoscopie est recommandée après 50 ans, surtout en cas d’antécédents familiaux de cancer du côlon. Les personnes qui ont une polypose très étendue doivent parfois subir une intervention élargie, mais il s’agit de situations rares, le plus souvent familiales.

13- Je viens de me faire enlever des polypes. Quand faudra-t-il repasser une colonoscopie?

Réponse

Si vous ne faites pas partie d’un groupe à risque (antécédents familiaux, en particulier) et si vos polypes étaient rares et bénins, il n’est pas nécessaire de refaire une colonoscopie avant plusieurs années, car les polypes mettent beaucoup de temps à se reproduire. Cinq ans est un délai raisonnable lorsqu’on est par ailleurs en bonne santé.

Consultez la fiche sur PasseportSanté.net, pour une description détaillée des
polypes intestinaux.

Les diverticulites

14- J’ai des diverticules depuis 15 ans (j’ai 58 ans). J’ai une alimentation équilibrée et très diversifiée et ne me prive de rien, même des aliments non recommandés en cas de diverticules. Je prends aussi quotidiennement de l'acidophilus ou des probiotiques de type lactobacillus en capsule, 6 ou 10 milliards, en pensant que ça puisse m'aider à prévenir les diverticulites voire le cancer colorectal. Ai-je raison de croire ainsi et de continuer à en prendre?

Réponse

Les diverticules sont des déformations « en doigts de gant », à l’intérieur de la paroi intestinale; un peu comme une hernie dans un pneu de vélo. Ils sont souvent liés aux augmentations de pression liées à l’activité de l’intestin et sont plus fréquents dans les pays industrialisés. La présence de diverticules est fréquente après 40 ans et n’est pas grave en soi. Si l’intérieur d’un diverticule se remplit de matières et s’enflamme, cela peut causer une infection, qu’on appelle une diverticulite (similaire à ce qui se passe en cas d’appendicite). Laquelle nécessite un traitement antibiotique et, plus rarement, une intervention chirurgicale.

Le plus souvent, la diverticulite ne provoque aucun symptôme. L’apport en fibres, la suppression des produits céréaliers raffinés, la consommation de probiotiques, la marche, la prise de boissons non gazeuses et non alcooliques abondantes ont tous un effet bénéfique.

En revanche, toutes ces mesures n’ont pas d’effet préventif certain contre l’apparition du cancer colorectal, surtout s’il est fréquent dans une famille, car cela dénote un risque accru, qui est probablement réduit par la diminution des graisses cuites (on sait que c’est un facteur de risque des cancers coliques), mais peut-être pas par les autres mesures.
De toute manière, diverticulose et cancer ne sont pas liés. Les cancers coliques sont plus fréquents chez les personnes atteintes de maladies inflammatoires de l’intestin (Crohn, colite ulcéreuse), mais pas en cas de diverticulose.

Consultez la fiche sur PasseportSanté.net, pour une description détaillée de la
diverticulite.

Du sang dans les selles

15- Lorsque je bois du vin rouge (2 ou 3 coupes), le lendemain j'ai souvent du sang dans mes selles. Je me demande si c'est une intolérance au vin ou un problème plus grave.

Réponse

Non, ce n’est pas une intolérance au vin, c’est l’effet du vin sur une lésion intestinale. Il me semble très important que vous consultiez votre médecin traitant pour faire explorer votre côlon à la recherche de cette lésion, qui n’est pas nécessairement grave, mais qui justifie d’être diagnostiquée et soignée. La présence de sang dans les selles justifie toujours de s’en préoccuper.

16- Comment distinguer si le sang dans les selles vient de l’intestin ou s’il vient des hémorroïdes?

Réponse

Les hémorroïdes sont des veines du rectum dilatées au fil des années en raison le plus souvent d’une constipation chronique et d’efforts faits pour aller à la selle. Les femmes, en raison de leurs grossesses, sont souvent porteuses d’hémorroïdes autour de 45 ans ou 50 ans. Les hémorroïdes peuvent saigner au moment des selles. Elles peuvent aussi être le siège d’un caillot de sang et devenir très douloureuses et inflammatoires (thrombose hémorroïdaire). Il n’est pas toujours possible de déterminer si un saignement vient d’hémorroïdes ou s’il vient d’une autre lésion située plus haut. Donc, devant un saignement du rectum ou de l’anus, il est nécessaire de consulter un médecin.

L’intolérance au lactose

17- Pourquoi et comment peut-on devenir intolérant au lactose à un âge avancé?

Réponse

En principe, l’intolérance au lactose apparaît relativement tôt dans la vie (vers l’âge de 2 ans) : il s’agit de l’incapacité (pour des raisons génétiques) de fabriquer les enzymes capables de digérer le lactose, sucre abondamment présent dans les produits laitiers. L’intolérance au lactose remonte à la nuit des temps (nous n’avons pas été programmés pour boire du lait non humain, au départ). Grâce à l’évolution, dans les régions où les humains se sont mis à élever des vaches et des mammifères producteurs de lait (brebis, chèvres, etc.), les populations ont évolué pour acquérir une lactase (enzyme spécifique) qui leur a permis de boire du lait. Mais les gènes qui permettent de fabriquer la lactase n’existent aujourd’hui que parmi les populations qui descendent de ces premiers hommes « équipés », qui vivaient essentiellement en Europe du Nord. L’intolérance au lactose persiste donc chez un grand nombre de populations, en particulier en Amérique du Nord. Les personnes qui ont une intolérance au lactose s’en rendent compte en général à partir de l’adolescence ou l’âge adulte. L’apparition de la même intolérance beaucoup plus tard peut s’expliquer par une autre lésion de l’intestin (colite ulcéreuse, par exemple), ou par une diarrhée chronique, ou par toute modification de l’équilibre intestinal qui interfère avec la digestion du lait.

Le reflux gastrique

18- Je souffre de reflux gastrique. Mon médecin m'a prescrit un médicament antireflux. Depuis, je ne souffre plus, mais je me demande combien de temps je peux le prendre?

Réponse

Ca dépend du traitement. S’il s’agit d’un « pansement gastrique » (en général, sous forme de liquide ou de comprimés à croquer), il n’aura pas d’effet secondaire problématique (mais il peut constiper ou ramollir les selles, selon les personnes). S’il s’agit de comprimés agissant sur la production d’acide (il y en a beaucoup), ils peuvent avoir des effets indésirables à la longue. On peut aussi lutter contre le reflux en perdant un peu de poids, en surélevant légèrement la tête de son lit, en ne portant pas de vêtements trop serrés, en mangeant léger, en supprimant alcool, café et tabac…

Consultez la fiche sur PasseportSanté.net, pour une description détaillée du reflux gastro-oesophagien.

Martin Winckler (Marc Zaffran, M.D.)
Médecin praticien en France de 1982 à 2008, Marc Zaffran (Martin Winckler) vit depuis 2009 à Montréal, mais n'exerce pas la médecine au Québec.
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Re: Intestin irritable, colite ulcéreuse, constipation, maladie de Crohn...: réponses aux questions il y a 2 ans 7 mois #11051

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Bonjour soeur Ahlam et merci pour ce sujet qui aussi complet dans tous ses côtés.
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